Midi Libre du 13 mars: Mèze : Les trois candidats aux municipales sur le grill

Publié le 14 Mars 2014

En campagne / Henry Fricou, Gilles Phocas et Jean-Luc Bouchereau ont été soumis aux mêmes questions.

Quel est le défi principal à relever pour la ville ?

Fricou (Liste Cap 2020) : Depuis 13 ans, les défis sont quotidiens! Pour moi, il s’agit d’accompagner le développement de Mèze en douceur sans effet d’annonce et sans verser dans l’urbanisme à outrance. Je tiens à préserver l’identité et l’authenticité de Mèze.

Phocas (Liste Le coeur à Mèze) : Le défi tient en une devise : moins de démographie, plus de développement économique et plus d’emplois.

Bouchereau (Liste Mèze Bleu Marine) : il faut d’abord réduire le déficit budgétaire communal et les impôts locaux. Il faut aussi améliorer l’accueil de la ville.

Où situez-vous vos priorités en matière d’aménagements ?

Fricou : J’en ai déjà réalisé beaucoup durant mon mandat. L’école Jules Verne d’abord, puis l’esplanade, le port, le château et le Taurus. Je poursuivrai au même rythme. Le réaménagement du centre ancien ainsi que de l’avenue du Général-de-Gaulle font partie des projets déjà chiffrés.

Phocas : Pas de démagogie, pas de dépenses pharaoniques. La situation des finances ne permet pas de faire de grandes promesses. Je ne proposerai qu’un seul gros investissement estimé à 4M€ : une salle polyvalente avec des salles attenantes pour les associations que j’imagine proche du stade. Ensuite, je me battrai pour que Mèze ait un lycée.

Bouchereau : Je ne suis pas partisan des aménagements faits pour la devanture qui n’intéressent qu’une fraction de Mézois pour un certain confort passager et coûteux. Où sont les retours d’investissement de ces réalisations confinées au centre-ville? Il faut déplacer au nord le principal axe de communication et l’ouvrir vers l’A9. En développant l’accès, les réseaux et les services numériques, nous encouragerons l’implantation de nouvelles entreprises sur de véritables parcs d’activité.

Que proposez-vous aux jeunes qui veulent s’installer sur Mèze et rencontrent des difficultés d’accès à la propriété ?

Fricou : Notre politique consiste à établir des projets avec des aménageurs privés en échange de taxes. L’objectif étant de proposer 20 % de logements aux primo accédants et 25 % de logements sociaux. C’est déjà le cas à la ZAC des Costes où je viens d’inaugurer 56 logements sociaux et 50 en accession à la propriété.

Phocas : Il faudrait que l’outil intercommunal de la SEMABATH redevienne un levier sur les critères d’attribution. Nous proposons ensuite des lotissements communaux avec des terrains à prix coûtant (entre 200 et 220 € le m2) soit une politique aux antipodes du maire sortant qui livre la ville aux promoteurs, ce qui donne des prix au m2à 430 €.

Bouchereau : je propose de taxer les logements vacants, d’empêcher la spéculation foncière de ces promoteurs qui pratiquent des loyers libres et prohibitifs. Rénover l’ancien est aussi une solution. Je propose d’attribuer des aides sociales et des logements sur des critères transparents et publics, en donnant la priorité aux demandeurs français les plus fragiles.

Par quoi doit passer le développement économique de la cité ?

Fricou : Il doit passer par l’extension des zones d’activités économiques, à l’image de la ZAE du Mas de Garric d’autant que le Scot prévoit encore de la place sur Mèze. Il faut également soutenir la conchyliculture (150 exploitations et 600 emplois) et la viticulture (12 domaines sur Mèze).

Phocas : Il faut favoriser le tourisme ainsi que la création d’entreprises. Pour cela, je propose un système de location-vente de bâtiments. Comme les banques ne suivent plus les porteurs de projet, la ville pourrait se porter caution ou construire elle-même et louer. Notamment de petits bâtiments pour les artisans. L’essentiel reste la création d’emplois.

Bouchereau : Le développement passera par le désenclavement ! Il faut aussi mettre à jour les gisements d’emploi, recruter des investisseurs, loger des chefs d’entreprise et leurs familles, rechercher du personnel qualifié et attirer des touristes.

Si vous êtes élu, quelle sera votre première mesure concrète ?

Fricou : Je terminerai les chantiers en cours. La priorité des priorités reste la non-augmentation de la fiscalité pour 2014.

Phocas : Je déchargerai le DGS actuel de ses fonctions. Et je rencontrerai individuellement chaque agent. Pour recueillir leurs doléances, leurs propositions et dessiner avec eux leur avenir professionnel.

Bouchereau : Je ferai faire un audit général sur les finances pour enfin connaître les chiffres exacts. Ce n’est qu’à partir de là que nous pourrons établir les bases de notre action et faire des propositions. Un autre audit suivra sur l’eau douce, marine et saumâtre.

Publié dans #Presse locale

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